Rencontres en CORSE


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Petit bout de terre amarée en Méditéranéee, La Corse, peut se venter d'avoir une vie culturelle riche grâce au dynamisme de ses habitants.

Tout au long de la saison estivale de nombreux spectacles sont organisés par des groupes, des associations, des municipalités ..Mais aussi et surtout par de tres beaux et interressant musées qui retracent notre histoire. (consulter le calendrier des evenements en corse à la page Foires et Festivals en Corse.

Nous essayerons ici de vous en donné un bref apperçus, mais assez pour vous donnez l'envie d'aller les découvrir par vous même.


Nous allons essayer de vous familliarisé à la culture Corse au travers de son histoire, de ses villes et villages, de ses légendes, de sa langue et de sa gastronomie.

Son Histoire

La Corse a une histoire riche, nous vous invitons à venir la découvrir ou la redecouvrir sur le site STORIA CORSICA, un site adminirablement bien fait

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Villes et villages

La balagne

La Côte Occidentale

Le Haut Taravo au Sartenais

Le Cap Corse

La plaine Orientale

Le Centre

Le Sud

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Mythes et légendes

La Tête de Maure


On peut voir dans la chapelle mortuaire de Pascal Paoli, à Morosaglia, parmi maintes reliques, deux fanions de soie blanche frappés de l'énigmatique " tête de maure" qui constitue le sujet central des armoiries officielles du pays. Les insulaires et les touristes amoureux de la Corse qui collent aujourd'hui cet emblème sur le pare-brise de leur voiture, seraient bien embarrassés d'en fournir une explication. Qu'ils se rassurent, savants et historiens n'en savent pas plus qu'eux.
Parmi le lot des récits incontrôlables, le plus convaincant n'est-il pas celui que rapporte le gardien, du sanctuaire de Morosaglia, aimable jeune homme de soixante-quinze ans à qui il ne faut pas essayer d'en remontrer sur l'histoire de la Corse: C'était au temps où le roi d'Aragon avait des prétentions sur la Corse.
Un complot ourdi contre le souverain, par un des serviteurs maures de la suite, fut éventé par un Corse. Le roi, sceptique, ne se rendit à l'évidence que lorsque le Corse put, sur sa demande, lui présenter, sur un drap blanc, la tête de l'esclave criminel. " En gage de reconnaissance, lui dit-il, ce drap sera désormais le drapeau de ton pays ! " Et le gardien de la maison de Paoli de faire remarquer la différence qui existe entre les deux fanions. Sur l'un, la tête de Maure porte le bandeau sur les yeux et les boucles d'oreilles, signes de sa condition d'esclave; ce drapeau est plus ancien que le second datant, du temps de Paoli, qui fit supprimer ces symboles d'asservissement: le bandeau est relevé et les boucles ont disparu.

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Le nom : Kersica

Ker (ou Kir) + Cic = le promontoire effilé, le cap pointu pour les premiers colonisateurs de la Corse, les marins de Tyr. Mais il peut aussi s'agir de kors : la forêt, l'île couverte de bois. Pour les Grecs qui succèdent aux Phéniciens, c'est Kurnos : couverte de forêts, nom auquel ils ajoutent le qualificatif "kaliste " : la belle.
Mais à un pays exceptionnel, ne faut-il pas trouver des origines hors du commun ? Le goût pour la légende et la gloriole, le mystère et le panache y trouvent leur compte. C'est pourquoi des auteurs inspirés n'ont pas manqué d'imagination. "Kurnos " , c'est le nom d'un général du roi de Crète Rhadamante, fils d'Europe.
"Corsa", bergère de Ligurie, aurait poursuivi à la nage jusque sur les rivages de l'île un taureau qui se serait échappé...

Mais il y a des explications plus alambiquées : "Cor", c'est le neveu d Enée, ce prince troyen demi-dieu, amoureux de Didon, reine de Carthage, qui s'immola par patriotisme et pour que les destins s'accomplissent et que Rome soit créée. " Sica ", c'est précisément la nièce de Didon. Cor et Sica s'enfuient pour cacher leurs amours dans l'île qui devient, évidemment, Corsica. Ce n'est pas tout. Comme dans toutes les belles histoires, ils eurent beaucoup d'enfants dont quatre fils aux noms transparents, Ajazzo, Alero, Marino, Savino (Sagone).

En voici une autre: "Corso", est un chevalier Troyen de descendance royale. Après le désastre, il fait partie de la petite équipe qui s'enfuit de Troie avec Enée. Il s'enfuit jusqu'à nos rivages, où il fonde une famille; son fils s'appellera Aiazzo, et son petit-fils Corto, fondateur de Corté...

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Les célèbres bandits

Théodore Poli (de Guagno), qui fut, sous la Restauration, proclamé chef de bande, prit le titre de "roi de la montagne". La chasse, la pêche, les troupeaux et les secours de leurs familles suffisaient a la nourriture de ses hommes. La constitution qu'ils avaient votée donnait à Poli droit de vie et mort sur tous. Il frappa le clergé de la province d'un impôt proportionnel. C'est contre lui que fut organisé le "bataillon des voltigeurs corses", mais on ne put en avoir raison que par la trahison, en 1827.

Antonmarchi, surnommé Gallocchio, appelé aussi le "seigneur des maquis", d'abord destiné à l'église, fut obligé par son père d'en sortir pour assurer la continuité de la famille. Il devint assassin à la suite de la rupture de ses fiançailles.

Les Bonelli, de Bocognano, dits Bellacoscia (Belle Cuisse), tinrent la force publique en échec de 1848 à 1892 dans leur repaire inviolé de la Pentica où ils recevaient des visiteurs de marque, à qui, dit-on, ils accordaient des sauf-conduits.
Antoine Bonelli avait séduit trois sœurs qui vivaient avec lui. Son fils, Antoine, lui aussi, prit le maquis pour avoir abattu le maire de Bocognano qui avait émis la prétention de reprendre les terres communales de la Pentica.
Après de nombreux autres meurtres commis avec son frère Jacques, leur têtes furent mises à prix, mais on ne put mettre la main sur eux.
En 1892, Antoine Bellacoscia se livra a la justice; acquitté, mais relégué à Marseille, il ne tarda pas à rentrer en Corse. Jacques s'était fait graver au pénitencier de Chiavari un sceau dont il timbrait ses lettres: "L'indépendant Jacques Bonelli, dit Bellacoscia".

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Le Trou du diable

Au temps où Saint-Martin gardait les troupeaux dans les prairies du Niolo, il reçut la visite d'un étranger qui lui demanda d'entrer à son service.
Ce dernier semblait nécessiteux, le saint l'engagea donc, dès la première nuit où il partagea sa hutte avec son domestique, il s'aperçut que celui-ci dégageait en dormant, une forte odeur de soufre.
Le lendemain matin, Martin dit au pâtre qu'il avait deviné sa véritable identité et qu'il ne pouvait le garder à son service.
Le diable entra dans une violente colère. Il s'en alla donc, décidé à rester dans les environs et à faire à Saint-Martin une redoutable concurrence.

Le diable qui sait admirablement déguiser sa méchante personne s'en alla trouver le chef du village du Niolo.
Il lui proposa de lui construire un pont sur le Golo en échange de la propriété d'une âme à choisir dans son village.
Mais celui-ci s'en alla demander conseil à Saint-Martin.
Quelques heures plus tard, le diable réapparut, le chef du village donna son accord mais le pont devait être complètement achevé en une nuit, c'est à dire, avant que ne chante le coq.
Le satanique ingénieur se mit au travail, toute la nuit on entendit près du Golo un vacarme épouvantable, le pont était presque achevé tant les milliers de diablotins appelés par Satan à son aide avaient mis d'ardeur à leur ouvrage.
Au milieu de ces ténèbres enfiévrées par le tumulte infernal, un homme marchait calme et paisible, il contempla le travail exécuté.
Une seule pierre restait à poser. La clé de voûte du Pont.

Alors l'homme sortit de dessous son manteau un coq. Le coq s'étira et se mit à chanter.
Un cris de rage partit des rangs des travailleurs de l'enfer. A son tour, le diable, poussa un rugissement affreux et lança en l'air son outils inutile.
Le marteau alla frapper le "Capo Tafonato", (La montagne trouée) qu'il traversa de part en part.
Et c'est ainsi que fut creusé le trou du diable, à l'instant précis où Lucifer disparut.

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Matéo Falcone

Mateo Falcone était un homme du cœur de la Corse qui savait manier les armes avec une précision sans pareil, et le sentiment qu'il inspirait s'apparentait plus à de la peur qu'à du respect.
C'était à une époque, où les bandits d'honneur étaient sacrés et où une trahison, synonyme de déshonneur, était impensable…

Un jour, alors qu'il passait dans un village il apperçu "La Giuseppina", il en tomba amoureux, mais cette dernière était sur le point d'épouser Baptiste Simonpietri.

Sans un mot, mateo falcone se retira, et mystérieusement, Baptiste Simonpietri, fut assassiné quelques heures après.
On ne retrouva jamais l'auteur de ce déplorable incident…on attendit quelques temps et Mateo Falcone épousa Giuseppa à la campagne, dans l'intimité.

Dès la première année, Giuseppa mit au monde une fille. L'année suivante, une autre. La troisième année vu également la naissance d'une fille. Enfin sept ans plus tard, le garçon était né.
Mateo falcone, fou de joie, brandit son unique fils et s'ecria alors : - Il s'appellera "Fortunato".

Et Fortunato grandit, sous l'éducation de son père qui lui apprenait l'art de manier le fusil.
Puis un jour d'autonmne, alors que Fortunato n'avait pas encore dix ans, Matéo Falcone accompagné de Guiseppa, dut s'absenter un moment, il laissa alors à son fils tant adoré la tâche de garder la maison.
Alors que Fortunato s'amusait près de la maison sautant de botte de foin en botte de foin, il entendit plusieurs coup de feu.
Surpris, il vit alors arriver Gianetto Sampiero, petit bandit qui était poursuivit par des gendarmes, "Les Collets Jaunes" qui désiraient l'emprisonner. Gianetto était blessé à la jambe, et ne pouvait plus marcher, il supplia alors Fortunato de le cacher, car telle aurait été la décision de son père.
Mais ce dernier refusa, prétendant qu'il préférait attendre l'arrivée de son père pour prendre cette décision.

La bandit, blessé, ne pouvant plus se sauver proposa alors une pièce d'or à Fortunato qui accepta de le cacher dans une botte de foin.

Les collets jaunes arrivèrent peu de temps après, avec à leur tête le propre cousin de Mateo Falcone, l'adjudant Tiodoro Gamba.
Gamba demanda aussitôt à Fortunato s'il n'avait pas vu passer un dangereux criminel, mais Fortunato su tenir sa promesse et ne dit pas un mot à l'Adjudant.
Ce dernier lui proposa alors une splendide montre en échange de quelques renseignements, préférant appater gentiment Fortunato, plutôt que d'employer la violence au risque de s'attirer les foudres de Mateo Falcone.
Les yeux du jeune enfant se mirent à briller au vue de la montre, et il n'hésita pas longtemps pour indiquer l'endroit où était caché le malheureux Gianetto.

Les Collets Jaunes s'emparèrent alors du bandit et le ligotèrent.
C'est à ce moment que Mateo Falcone arriva, le malheureux Gianetto s'empressa de lui reprocher la trahison de son fils.
Le déshonneur venait de s'abattre sur le visage de Mateo Falcone, qui sans dire mot, emmena Fortunato à quelques centaines de mètres de la maison et abattu son propre fils.

Puis il partit délivrer Gianetto en prenant soin d'épargner les gendarmes qui escortaient ce dernier et en se contentant de les ligoter.
Mais la giusepina qui l'avait suivi, pour venger son fils, tua les gendarmes et fit accuser Mateo Falcone.

Mateo devint alors un bandit et se vit dans l'obligation de disparaître dans le maquis

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Vanina d'Ornano

C'était dans le petit hameau de Santa Maria Siché situé dans la localité de Vico, si joliment blottie au milieu de ses montagnes. On était en guerre contre les Génois.
Vico un des centres de résistance contre Gênes, craignait à tout moment quelque coup de main.
Le seigneur d'Ornano, partisan de l'indépendance, mariait sa fille Vannina à Sampiero Corso.
Son époux de 35 ans plus âgé qu'elle, avait beau être un héros, il ne lui inspirait aucun amour mais plutôt une sorte de terreur.

Sampiero ne pouvait pas vivre dans sa patrie réduite en esclavage. Il quitta l'île et vint s'installer à Marseille.
Réduit à l'inaction, il se conduisait en tyran. Mais subitement, son caractère parut s'améliorer, Sampiero expliqua qu'il allait s'embarquer pour Alger.
Il avait formé le projet d'intéresser les barbaresques à une expédition en Corse.

Pour la première fois de sa vie, Vannina se sentait libre et elle s'épanouissait dans cette liberté qu 'elle n'avait connu ni dans la maison de son père, ni surtout dans celle de son époux.
Pendant l'absence de celui-ci, elle retrouva le compagnon de son enfance, Gabriele, un artiste Génois.
Peu de temps après, on lui annonça que le seigneur Sampiero avait péri dans un naufrage.

Se croyant libre, elle accepta de partir pour Gênes avec Gabriele qui voulait l'épouser.
L'évènement était tant commenté dans la cité phocéenne que les échos en parvinrent à Alger . Là, Sampiero les recueillit ; car Sampiero n'était pas mort.
Il chargea un ami de rattraper Vannina.
De retour à Alger, tourmenté par la colère et la jalousie, Sampiero étrangla la pauvre Vannina.

L'enterrement de la dame d'Ornano fut superbe, personne n'osa faire allusion au crime.
Plus tard, Sampiero durant la Guerre de Corse, trouva la mort lors d'une embuscade préparée par les génois alliés à quelques-uns de ses partisans qui l'avaient trahi et de la famille de Vannina désireuse de la venger.

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Le mauvais œil

Le mauvais œil (ochju) est un mauvais sort qui est produit par l’envie ou la jalousie. Ces sentiments troubles et dangereux qui ont sur la victime des effets néfastes ne sont pas forcément conscients ou volontaires. On peut malgré soi jeter le mauvais œil. C’est pourquoi lorsqu’on fait l’éloge de quelqu’un, qu’on le complimente sur sa santé ou sa beauté, on doit en même temps « faire les cornes » ou bien ajouter : « Chi Dio u benedica » (Que dieu le bénisse !) ; car les éloges et les compliments peuvent cacher une envie ou une jalousie secrètes, et véhiculer par là même la malignité qui fait le mauvais œil.

Les enfants qui sont tout particulièrement exposés à doctape et ces dangers, portent à leur cou des protections magiques : petits scapulaires contenant des substances aux vertus efficaces, telles que le sel, le corail, les fragments de cierges bénits, et notamment celui de la Chandeleur.

L’annuchjatura (appelée aussi selon les régions, mal ochju, ghjustrata, acciacatura, mazzulata, etc.) se manifeste par des symptômes précis : maux de tête violents, fièvre, nausées, lassitude … ; tous aussi inexplicables les uns que les autres, on ne saurait rattacher ces malaises a des causes « normales » ou connues. Ils apparaissent de manière soudaine sans que rien n’ait pu les laisser présager. D’ailleurs, ces symptômes disparaissent comme ils sont venus.

Au cours d'un rituel bien définis et de prières se référant notamment à la Vierge Marie ( sorte d'exorcisme ), a "Signatora" enlève le mauvais œil et éloigne le sort.

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Le mazzérisme

Le mazzérisme est un don hypothétique de prophétie funèbre exercé la nuit par des individus pendant la période des rêves. Au cours de cette activité, le mazzeru part chasser et tuer des animaux. On le surnomme « le Chasseur d'âmes » ou encore « le Messager de la Mort ».

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La Langue Corse


La langue corse est une langue très proche du latin. La langue corse est le véhicule de la culture corse, riche de ses chants, ses polyphonies, ses proverbes, ses expressions, etc. Elle est le fruit de nombreuses revendications concernant sa protection, son enseignement. De nombreux efforts sont ainsi faits pour promouvoir la langue Corse auprès de la jeunesse (Classes bilingues, enseignement quasi-obligatoire dans la plupart des écoles primaires, etc.). Cependant, la langue corse est considérée par l'Unesco comme une langue en voie de disparition, de même que 90% des langues de la planète. On estime d'ailleurs depuis 2006 que la langue corse est celle qui se rapproche le plus du latin parlé.

Autrefois langue orale, mélange d'origines latines, italiennes, elle est actuellement enseingée à l'Université de Corte (Università Pasquale Paoli di Corti) et un CAPES peut être obtenu, elle est défendue par de nombreuses associations insulaires.

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